Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 15:15
Gallezig rêve. Elle rêve qu'elle dort. Un bruit la réveille. Un bruit de pas. Elle se lève et va voir d'où vient ce bruit.
Une femme obscure, comme voilée, est dans son salon, assise sur son canapé, elle regarde la télévision. L'écran est allumé, mais aucun son ne sort du poste. Non mais je rêve, se dit Gallezig.

- Sortez de chez moi, crie Gallezig.

La femme se lève, regarde Gallezig, se dirige vers la porte d'entrée, se retourne et dit, d'une voix faible :

- Je ne voulais pas vous effrayer.
- Je ne vous connais pas. Je ne sais pas qui vous êtes.
- Je ne sais pas non plus qui je suis. Je suis ailleurs, toujours.

La femme s'en va.

Si j'avais pu choisir qui elle était, se dit Gallezig, j'aurai été moins effrayée.

Gallezig rêve. Elle rêve qu'elle sait qui elle est.
Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 11:30

- Eh Léon ! s'égosille Gallezig, en revenant, pense à ramener des tulipes ! Rouges ! 

Place Saine Anne-copie-1Comme elle y va, la demoiselle, pense, aussi bas qu'il le peut, Léon. En voilà une qui sait ce qu'elle veut. Je ne peux pas le lui reprocher. Ça m'aiguille, au moins. Il prend ses clefs, sur l'étagère de l'entrée, et sort. Zut ! J'ai oublié Bigo. Tant pis, on dira que je ne suis pas joignable ! 

Il atterrit rue Sainte-Melaine, dans le brouhaha fiévreux de la Ville et se dirige vers la place Hoche. Du pain. Il entre dans la belle boulangerie de le rue Hoche, dont la vitrine fait baver de gourmandise sa compagne, chaque fois qu'elle passe devant. Et très secrètement, il s'enfilerait bien les pains au chocolat bien dodus et bien dorés. Tous. Jusqu'à la moindre miette croquante. Mais officiellement, il préfère les kebabs, surtout ceux du Palais du kebab -le millième- de la rue Saint Mich'. C'est qu'il est Léon nom de nom !

Le pain, c'est fait. Les clopes, maintenant. Direction place Saint-Michel. En avant toute. Il se faufile, torero des piétons, maître de l'esquive des bandes de djeunes, des poussettes et des mémés. C'est vrai, c'est pas le tabac le plus proche, mais, passer par la place Sainte-Anne, c'est retrouver l'émoi de sa première fois. Il soupire. Ah ! Cette place, avec ses maisons qui dégringolent, leur squelette de bois vieux comme des ancêtres à qui on ne la raconte pas, toutes tassées comme si elles se racontaient des secrets de bonnes femmes, le marché du jeudi, les bouquinistes, et les vendeurs de mauvais shit.

Clopes, c'est fait, se dit-il en sortant du tabac. Il avait pris en extra CQFD, dont la première page titre "Le premier ministre n'en est pas à son dernier sinistre". Très cynique.

rue saint michel 2
Maintenant, les fleurs... Où donc ? Il y avait bien un fleuriste, en bas de place des Lices, mais il vient de fermer... Rue Vasselot ? Trop loin... Bougre ! La miss avait pensé à tout, et le message qu'elle lui avait envoyé n'est que trop clair, puisque juste en bas de chez eux, il y en un, justement, de fleuriste ! Retour à la casa. Et fisa !

Il entre chez Nymphéa, mais pas de tulipe. Et bien, ce sera des gerberas. Et jaunes !

Par La petite souris

Quatrième de couverture

  • : Concept nouveau, le blog-au-roman est un livre qui se déroule sur fond de blog. Avec Gallezig et Léon, un univers romanesque se livre pour voyager avec son computer...
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